Et là, c’est le drame… Allaitement et chirurgie

Eh oui, chanceuse comme je suis, il fallait bien que je découvre les joies des urgences. Pas pour Banana !! Je vous rassure immédiatement, mais pour moi. Je vous raconte comment l’allaitement a été pris en compte au sein d’un service d’urgence d’une clinique du 93.

Eh oui, lorsque la douleur as commencé le mercredi, je n’imaginait pas que cela m’amènerait à me retrouver sur le billard deux jours après. Cela dit, ne pas dormir, avec un petit bout adorable de six mois, ne mène en général pas à une fin heureuse. Pour des raisons de pudeur, je passerait sur la raison de mon opération. Sachez juste que c’est quelque chose de pas grave, mais qui nécessitai une ablation en urgence, et sous anesthésie générale.

Vendredi, 5h du matin, je me retourne vers mon homme, et je lui dit « j’ai trop mal »…. « dis moi si tu veux aller aux urgences » « oui je vois, je te dis »…. Vendredi 7h du matin « ok chéri, prévient ton travail, on va aux urgences lorsque Banana est réveillée, je vais à la douche »

Réflexion faite et pour ne pas y passer la journée (fail), je décide d’aller à la clinique Floréal à Bagnolet. Je connait leurs urgences, ils m’ont déjà recousu la main un dimanche soir, et j’ai confiance, c’est rapide. On part avec Banana. Je passe devant l’infirmière en lui expliquant que ma fille est exclusivement allaitée (on ne peut pas décemment compter les quelques cuillères de purée que Banana mange comme un aliment non exclusif). Elle appelle vite le médecin, qui pose vite son diagnostic. « T’inquiètes pas, tu seras opérée cet après midi et on en parle plus. Par contre si t’as un tire lait, tire tout ce que tu peux ». Ok les mecs, je tire où ? Dans la salle d’attente? « On te laisse le box des urgences, on va se débrouiller autrement » Un très bon point.

Un peu plus tard, l’infirmière revient et m’annonce que Banana devra partir lorsque je serait admise au service de chirurgie ambulatoire. Que l’opération ne peut se faire que sous anesthésie générale, et que je devrai donc ne pas allaiter ma fille pendant 48h.

En parallèle, je calcule, avec les purées, les compotes, le lait tiré, ce que je pourrai faire comme durée, mais j’appelle au secours mes amies allaitantes qui me fournissent aussitôt le protocole de la Leche League sur le sujet. Analgésie et anesthésie chez la femme allaitante.  J’y trouve que je peux nourrir ma fille immédiatement. Mais mon aventure n’est pas terminée évidemment !

Nous montons en chirurgie ambulatoire, après quasiment deux heures dans un box au calme aux urgences. Je fais mon admission, et là, l’infirmière « en chef » me dit : « on vous a trouvé une chambre seule, la petite peut rester avec vous jusqu’à ce que vous descendiez au bloc ». Joie ! (sauf pour mon chéri qui mourrai de faim, et devait attendre que je soies descendue pour aller manger). En bref, on prends place dans une chambre, avec même un lit à barreaux pour bébé!! Nous attendons l’heure, le moment où on viendra me chercher… Je donne des tétées à Zoé, autant pour me rassurer que pour la nourrir… J’avoue que ces moments me font beaucoup de bien. Enfin c’est le moment de nous séparer. Difficile pour moi, même si je savait qu’elle serait avec son papa, et que même je trouvais ça cool qu’il ait un moment juste avec elle, sans moi. Mais bon, depuis 6 mois elle est une extension de moi… Je pleure tout ce que je peux dans l’ascenseur qui me descend au bloc, et un peu après. (oui oui). J’ai peur de l’opération aussi… Allez on est partis.

Arrivés au niveau des blocs opératoires, on me dépose avec plein de « copains d’infortune » dans une pièce, surpopulation de brancards, une télé, le téléfilm de Noël de TF1… J’attends mon tour, mes potes s’en vont un par un… Arrive enfin un jeune homme, souriant, l’anesthésiste. « Bon, j’ai bien regardé votre dossier, pour l’allaitement, le mieux quand même serait de vous faire une rachi » « ok, je suis morte de trouille, pour l’accouchement j’avais mon chéri pour me tenir la main pendant la piqûre, mais allons-y » « et pour après, on va vous mettre du paracétamol, mais si ça ne suffit pas, il ne faudra pas allaiter et on va vous garder pour mettre en place de la morphine. » Là évidemment je pars en stress à nouveau… Mais heureusement le chirurgien arrive. « Ne vous inquiétez pas, vous rentrez chez vous ce soir avec votre bébé, vous êtes là pour ça » « Merci doc, tu m’as rassurée c’est cool de ta part »

Ensuite, je vous passe les détails de l’opération en elle même (à peine flippante… mais je crois que j’oublierai), le passage en salle de réveil d’une demi heure, et le retour à ma chambre vers 16h30. Vite, donnez moi mon téléphone que je rassure mon chéri, et que je prennes des nouvelles de mon bébé, et aussi que je rassure ma maman et ma super grande soeur d’amour. Ouf, tout va bien, chéri termine ce qu’il est en train de faire, on me dit « vous sortez à 18h », mmmh okay, chéri ET Banana arrivent, je la prends pour une tétée, la plus belle depuis celle de sa naissance je crois, et…. l’infirmière me dit de m’habiller… Bon, on a bien rigolé, parce que la péridurale (ou rachi-anesthésie) franchement, t’as l’impression que tu peux, mais en vrai tu peux pas. Bon voilààààà je peux pas marcher, je peux pas sortir! On attends, j’envoie chéri chercher ma commande de la Ruche qui dit Oui, et pendant ce temps on vient m’annoncer que je dois changer de chambre… Ok j’ai banana avec moi dans le lit – brancard, le sac, mes affaires et mes jambes ne répondent pas ! Trop drôle ! Mais en fait ça n’est pas un soucis, les infirmières m’aident, m’installent dans la nouvelle chambre, et je peux prévenir chéri qui nous retrouve. A 21h j’ai récupéré à peu prêt mes jambes, on rentre. J’ai du paracétamol, des soins chaque jour pour un long  moment… Ce week end c’était pas marrant à deux, et aujourd’hui j’ai géré Banana adorable toute seule. Je souffre, mais je peux marcher donc on va s’en sortir.

J’ai décidé de vous parler de cette mésaventure pour bien rappeler que si vous allaitez, vous devez être très renseignées, sur ce qui peut être fait ou pas. Au passage, pour les traitements médicaux, fiez vous à deux sites : Le CRAT et e-lactancia. Ils référencent les traitements compatibles grossesse et allaitement. Car les laboratoires ne font pas le tests et notent par défaut « non compatible » sur les notices.

J’espère que je vous aurait aidé si par malheur vous deviez avoir à subir une chirurgie durant votre allaitement.

 

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Une réflexion sur “Et là, c’est le drame… Allaitement et chirurgie

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