Journal de bord

Première journée : l’arrivée.

Mes chers camarades, après 9 mois de voyage intergalactique je vous informe que je suis bien arrivée sur la planète-cible. Le débarquement fût mouvementé, apparemment mon vaisseau-mère y a survécu pourtant contre toute attente. Arrivée à 20h43, je me retrouvais rapidement branchée à un système très développé, prévu par les habitants de cette planète pour me nourrir. Une voix grave semble aussi présente tout comme elle l’était durant le voyage.

Deuxième jour et troisième jour : mise en situation

Ok, donc apparemment les habitants de ma planète sont connus ici. Le vaisseau-mère semble attentif à mes besoins et envies. On me tiens au chaud, on me nourris, on me câline, on me parle. Des nouvelles voix sont venues me voir. J’ai cru entendre les mots de Mamie, Tonton, Tata… ils ont des odeurs et des sons que je ne connais pas. La voix grave par contre m’apaise beaucoup et m’aide à supporter de ne plus être au chaud dans le vaisseau-mère. il semblerait d’ailleurs que celui ci ne soit vraiment pas à usage unique, chaque minute qui passe, elle se répare un peu plus. Son attention m’est parfois agréable. J’oublie les cours donnés avant mon départ, et je la laisse me manipuler autant qu’elle souhaite.

Quatrième jour : encore du changement

Bien, bien, bien, les tortures commencent, il semblerait que les habitants de la Terre soient plutôt d’accord pour me laisser quitter la base d’arrivée. On m’emmène nettoyer ma peau, et on me donne un « bain » comme ils appellent cela. Je découvre que nous sommes plusieurs habitants de la même planète a avoir débarqué en même temps. Ils me volent aussi un peu de sang, normal : il doivent essayer de savoir ce qui fait notre suprématie, et faire des expériences sur nous. Je leur montre toute l’étendue de mes capacités comme le premier jour. Marcher, entendre, me nourrir, crier. J’espère qu’ils vont comprendre qu’ils sont en grand danger avec moi… En fin de journée, le vaisseau-mère et la voix grave m’emportent dans un autre vaisseau en métal celui-ci. La voix grave est donc un pilote comme moi. Il faudra que je pense à lui demander s’il a déjà piloté le vaisseau mère, et s’il veut que je lui apprenne… Nous arrivons dans un nouvel endroit, mais je reste bien au chaud. La nuit arrive bientôt. Je n’aime pas la nuit.

Cinquième jour : on prends un rythme

J’impose le rythme apparemment au vaisseau mère (qui va vraiment de mieux en mieux, je me demande en quoi c’est fabriqué ces choses là pour se régénérer si vite), la formation ne m’avait pas prévenu que la nourriture viendrait d’elle aussi. En fait, elle est douce. Je connais sa voix et sa manière de me bercer depuis le voyage. Mais ses mains sont douces aussi. Et ce qu’elle appelle « lait » est une merveille de douceur. Je la réveille la nuit pour en manger un peu plus. La voix grave s’occupe de mon hygiène et joue avec moi. Depuis mon arrivée il semblerait que je ne soit plus capable de rester propre. Je me retrouve souvent humide, voire puante. Ah et il semblerait que je soit reconnu comme féminine ici. Bon, c’est pas hyper banana, mais je ferai avec !

Sixième jour : splendeurs et visites

Des voix reviennent me voir. Je les avait entendues à la base d’arrivée. Papy, Mamie, Tata sont, il semblerait bien, des personnes importantes. Je fais bonne figure pour avoir l’air super banana quand ils arrivent. Peut être me seront-ils utile dans mes plans futurs.
La voix grave semble s’appeler « Papa » et le vaisseau-mère a l’air de préférer « Maman ». Dans tous les cas, il semblerait que le voyage m’ait fait perdre la possibilité de parler. Ou alors ils ne parlent pas la même langue que moi. C’est possible. C’est pas du tout banana de ne pas pouvoir les mettre en garde, ou les prévenir lorsque quelque chose me dérange. Comme par exemple cette culotte qui se retrouve régulièrement humide ou puante, et dont je ne peux pas me débarrasser sans eux. Ou bien lorsque je veux bien goûter un peu plus de ce « lait » qui me désaltère et me régale.

Septième jour : le rythme est pris

Les journées s’égrènent entre « couches » et tétées. Bon, il faut avouer surtout qu’il y a aussi des choses douces. C’est super banana.
On ne me laisse pas longtemps seule, ni sale. Banana !
Maman as les mains douces, sa voix me berce et son lait… aaaah son lait… banana !
Papa est grand et patient, j’aime être contre lui, dans ses mains, il me rassure. Banana !

Bon, je dois avorter ma mission, et la déclarer comme échouée, je ne pourrai pas déclarer la guerre aux habitants de cette planète à commencer par Papa et Maman. En fait je crois que je les aime…

 

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